Sunday, July 20, 2008

Il vaut mieux de ne pas être albinos en Afrique...


Au propre comme au figuré, c’est leur peau que défendent chaque jour les albinos africains. L’absence de mélanine dont ils souffrent, ce pigment cutané qui protège des rayons ultraviolets, les rend particulièrement vulnérables. Non seulement il leur est impératif de se protéger de l’implacable soleil qui leur provoque de cruelles brûlures ou des ulcères, sinon des cancers de la peau le plus souvent fatals. Mais en outre ils doivent se défendre des convoitises de féticheurs qui ne reculent devant aucun scrupule pour s’approprier les prétendues vertus que renfermeraient leurs cheveux, leurs doigts ou leurs parties génitales. Et plus le continent africain plonge dans le marasme socio-économique plus ces pratiques, que l’on pouvait croire à jamais enfouies au fin fond de l’Histoire, resurgissent. 

C’est dès leur naissance que les albinos sont stigmatisés. Les nouveaux-nés sont le plus souvent rejetés par leur père qui les abandonne eux et leur mère, laquelle est accusée d’attirer la malédiction sur la famille ou d’avoir eu des rapports extraconjugaux avec des mauvais esprits, voire avec un Blanc. En classe, leur vision déficiente rend pénible la lecture du tableau noir, difficulté à laquelle s’ajoutent les railleries de leurs camarades et le mépris mêlé de crainte de leurs professeurs. La marginalisation est complète lorsqu’à l’âge adulte il leur est quasi impossible de décrocher un emploi.  Suite...

Voir aussi: Robert Mugabe, le président de droit divin...

Et ceci: Du vaudoo dans une église coréenne (à voir absolument...)

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